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Patrick Le Hyaric: hommage aux victimes des attentats en France

Nous saluons le puissant élan de solidarité des peuples européens et dans le monde, avec le peuple Français en deuil, mais debout et déterminé, face aux exécutions dont ont été victimes des journalistes dont la plupart sont des amis personnels, des policiers et des citoyens de confession juive.

Hier, dans chaque ville et village le peuple France uni s'est rassemblé pour dresser un Front, un barrage solide contre le fondamentalisme intégriste contre la barbarie.

Et, il l'a fait en ayant à l'esprit qu'ailleurs dans le monde, de Bagdad à Kaboul, d'Alep à Kobané la même terreur inonde de sang les rues.

Celle et ceux qui ont été assassinés l'ont été pour ce qu'ils étaient, pour ce qu'ils représentaient – certains d'entre eux parce qu'ils étaient de religion juive, des policiers, parce qu'ils incarnaient le service public de l'État de la République et nos amis journalistes parce qu'ils représentaient l'esprit libre et frondeur, le refus de l'esprit de caserne.

Par fidélité aux idéaux de ces amis exécutés, il faut éviter toute récupération politicienne et réfléchir à travailler plus et mieux aux moyens d'éviter cela, aux moyens efficaces d'éradiquer le terrorisme.

À l'évidence l'esprit de guerre ne le permet pas.

Demandons-le-nous: Quel est le bilan de quinze années de guerre contre le terrorisme?  Il faut s'y prendre autrement et porter un plan de développement, de dialogue avec les pays du Proche et du Moyen Orient.

Le refus de faire droit au mouvement national Palestinien depuis si longtemps n'a fait que jeter du sel sur les béantes plaies de l'humiliation.

Nous avons la responsabilité de jeter de nouveaux ponts avec la Méditerranée pour un nouveau type de dialogue et de coopération tout en asséchant le financement des réseaux terroristes.

Un débat va certainement naître sur la dialectique entre la liberté et la sécurité.

On ne peut sacrifier la liberté sur l'autel de la sécurité.  Les deux doivent vivre et progresser de pair.

Enfin, on ne peut laisser comme aujourd'hui tant de quartiers à l'abandon, d'enfants, d'adolescents en souffrance, de jeunes sans avenir, voilà pourquoi il faut sortir des choix d'austérité, oui, sortons de l'austérité pour donner des moyens financiers, à l'école, à la culture, au sport, à la formation, et l'emploi, l'aide aux villes et aux quartiers.

Tout ceci doit nous faire réfléchir.

En même temps il faut absolument sortir des amalgames des discours de division, de haine et d'exclusion largement répandus depuis quelques mois.

Au contraire c'est l'esprit de l'unité populaire qui doit primer, l'esprit du débat, le rejet de l'exclusion pour faire société commune, Europe commune.

La France unie, la République hier a dit avec une admirable force son esprit de fraternité, sa soif d'égalité, de vivre ensemble contre la barbarie.

Soyons-en dignes!