GUE/NGL
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Human and fundamental rights must be respected by all EU member states, including Hungary

(Voir version française en dessous)

 

MEPs debated the situation in Hungary where the question of restoring the death penalty has been evoked and where a consultation paper drawing parallels between immigration and terrorism will be sent to its citizens.

The debate was held in the European Parliament in the presence of Hungarian Prime Minister Viktor Orbán this evening.

GUE/NGL MEP Marie-Christine Vergiat said: “Once again, we are debating the situation in Hungary. Once again, we will hear the same cries of outrage from some members. Once again, no doubt, Mr Orbán, you will explain to us that other EU member states violate human rights irrespective of the political colour of their governments.”

She continued: “According to Amnesty International, NGOs are enduring unprecedented acts of repression. According to the Commissioner for Human Rights, acts and hate speech against Roma, Jews, LGBTI, asylum seekers and the homeless are worsening and media freedom needs to be strengthened.

“Then there is this famous questionnaire that draws parallels between immigration and terrorism.”

“Finally your statements on the death penalty are not just proposals for debate, as we are told, because on 8th May you stated that the death penalty needed to be reintroduced and to become a national competence and if the protection of citizens cannot be ensured without the death penalty, then it has to be restored. “

“So here, a red line has been crossed. What does it take to ensure that steps are finally taken to ensure that human rights in the Union are respected by all member states after becoming members of the Union? Article 7 is a decoy – it doesn't work. Words aren't enough. It's necessary to act, and not just in Hungary.”

Responding to Victor Orbán's concluding comments, GUE/NGL President Gabi Zimmer said: “We do not criticize Hungary as a country or its citizens. What we definitely criticise are Orbán's policies, his statements, his personal behaviour in the plenary and his attempt to exploit the European Parliament for his own political ends.”

 

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Les droits de l'homme et fondamentaux doivent être respectés par tous les Etats membres de l'UE, y compris la Hongrie

Les députés ont débattu de la situation en Hongrie, où la question du rétablissement de la peine de mort a été évoquée et où un questionnaire papier sur l'immigration et le terrorisme sera envoyé à ses citoyens.

Le débat a eu lieu au Parlement européen le mardi après-midi (19 mai 2015) en présence du Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de Gauche du Groupe GUE / NGL a déclaré: «Une fois de plus, nous débattons de la situation en Hongrie. Une fois de plus, nous allons entendre les mêmes cris d'orfraie à droite de l'hémicycle. Une fois de plus, sans aucun doute, M. Orbán va-t-il nous redire que d'autres gouvernements, dans l'Union européenne, violent les droits de l'Homme, quelle que soit la couleur politique de leur gouvernement.”

Et de poursuivre : “Selon Amnesty International, les ONG subissent des actes de répression sans précédent. Le commissaire aux droits de l'homme a signalé que les actes et discours de haine s'aggravaient contre Roms, juifs, LGBT, demandeurs d'asile, SDF, et que la liberté des médias devrait être renforcée.”

“Ensuite, il y a ce fameux questionnaire qui fait le lien entre l'immigration et le terrorisme.”

“Enfin vos déclarations sur la peine de mort ne sont pas juste des propositions de débat, comme on nous l'a dit en commission LIBE. Le 8 mai dernier, M. Orbán déclarait que la réintroduction de la peine de mort devait redevenir une compétence nationale et que si la protection des citoyens ne fonctionnait pas sans la peine de mort, il fallait la rétablir.”

“Alors une ligne rouge a été franchie. Que faut-il faire pour que des mesures soient enfin prises pour assurer que le respect des droits de l'Homme par tous les Etats membres de l'Union après en être devenus membres ? L'article 7 est un leurre – il est inapplicable. Les mots ne suffisent pas. Il est nécessaire d'agir, et pas seulement en Hongrie. “

Répondant aux observations finales de Victor Orbán, Gabi Zimmer, présidente du Groupe GUE / NGL a déclaré: «Nous ne critiquons pas la Hongrie en tant que pays ou ses citoyens. Nous critiquons les politiques de M. Orbán, ses déclarations, son comportement personnel en séance plénière et sa tentative d'exploiter le Parlement européen pour ses propres fins politiques.”