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EU must step up support to Tunisia

In the wake of the recent terrorist attack on holidaymakers in Sousse, French GUE/NGL MEP Marie-Christine Vergiat called for urgent support for Tunisia in the European Parliament this afternoon.

Marie Christine Vergiat commented: “Horror has struck Tunisia once again, three months after the attack on the Bardo museum. The target was one of the most emblematic tourist spots in this small country of 10 million people for which tourism is a major sector of the economy: 14% of national employment depends on it. It is also emblematic because Tunisia, where the Arab Spring began, has continued its democratic transition at all costs.”

She continued: “The terrorists are desperate to make this transition fail. They do not strike randomly. Therefore our solidarity should be faultless. Tunisia needs our help in the fight against terrorism, but we must be careful not to undermine the revolution's fragile democratic gains and we should be massively supporting its economy to provide opportunities for young people.”

She said that Tunisia had so far received too little so-called aid, which has only aggravated its debt. “The social crisis is growing, fuelling despair,” she warned.

MEP Vergiat concluded: “It's time for us to rise to thischallenge, to put the negotiations on a new and level footing, as much for free trade as for mobility agreements, by addressing the issue of debt restructuring (or a moratorium on debt), by developing regional cooperation, by setting up a real partnership in the interest of the Tunisian people and not of European companies. Helping Tunisia should be a matter of great priority and great urgency.”

Intervention de l'eurodéputée Marie-Christine Vergiat sur l'aide UE à la Tunisie

L'horreur a une nouvelle fois frappé en Tunisie, à Sousse, trois mois après l'attaque du Bardo. La cible: des lieux touristiques emblématiques dans ce petit pays de 10 millions d'habitants pour lequel le tourisme est un véritable poumon: 14% de l'emploi national en dépend.

Emblématique aussi car la Tunisie, où a démarré le printemps arabe, a poursuivi coûte que coûte sa transition démocratique.

Les terroristes veulent à tout prix la faire échouer. Ils ne frappent pas au hasard. Notre solidarité devrait donc être sans faille.

C'est loin d'être le cas. La Tunisie a besoin de notre aide dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, mais en veillant à ne pas mettre en cause les fragiles bénéfices démocratiques de la révolution et surtout en soutenant massivement son économie pour donner des perspectives à la jeunesse.  

Oui, jusqu'à présent, la Tunisie a reçu trop peu même des soi-disant aides qui n'ont fait qu'aggraver son endettement. La crise sociale se creuse, alimentant le désespoir. Les frontières restent fermées.

Il est temps d'être à la hauteur, de mettre à plat les négociations sur de nouvelles bases, des accords, tant de libre-échange que de mobilité, en abordant la question de la  restructuration de la dette [de son moratoire] en développant la coopération régionale, en mettant en place un réel partenariat dans l'intérêt du peuple tunisien et non des entreprises européennes.

Aider la Tunisie doit être une priorité, une urgence.

 

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Gay Kavanagh +32 473 84 23 20