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Closure of ERT

AUDIOVISUEL: fermeture d'ERT, S&D fustige Samaras – le PPE reste modéré
4 July 2013

Bruxelles, 03/07/2013 (Agence Europe) – Aucun député du Parlement européen n'a contesté la nécessité de rétablir au plus vite les émissions transmises par la ERT et l'obligation d'assainir le fonctionnement et le financement du radiodiffuseur public grec lors du débat en plénière, le 3 juillet. Toutefois, à l'exception d'un ou deux députés (notamment le Luxembourgeois Frank Engel), les représentants du PPE n'ont que mollement dénoncé la coupure brutale d'ERT et défendu la volonté de Samaras, derrière cette décision « maladroite », de vouloir réformer une institution gangrenée par le clientélisme et le gaspillage. Selon le PPE, il n'y a aucun problème de démocratie en Grèce, puisque l'ERT renaîtra de ses cendres, plus forte et plus saine. Telle n'est pas du tout la position du groupe S&D, le plus virulent dans les déclarations de ses députés.

« Inadmissible », « inacceptable », « antidémocratique », « anticonstitutionnelle », les mots n'ont pas été forts pour dénoncer la décision du gouvernement grec de fermer le radiodiffuseur public.

Plusieurs députés ADLE [(Theodoros Skylakakis (Grèce), Hannu Takkula (Finlande)] notamment ont également dénoncé les malversations au sein de l'ERT, et insisté sur la nécessité de réformer le radiodiffuseur public alors que les Verts/ALE ont estimé dangereux et hypocrite de vouloir trouver une justification à la décision du gouvernement Samaras [Nikos Chrysogelos (Grèce), Daniel Cohn-Bendit (Allemagne)]. Au nom du groupe ECR, Tomasz Piotr Poreba (Pologne), a déclaré que priver les citoyens de télévision publique est purement inacceptable car cela va à l'encontre des libertés fondamentales. Pour la GUE/NGL, les télévisions privées seront les premières bénéficiaires de l'affaiblissement du radiodiffuseur public. Elle dénonce la restriction des libertés publiques [Nikolaos Chountis (Grèce)]. Pour l'ELD, le cas « ERT » est symptomatique de l'inefficacité des politiques d'austérité imposées par l'Union européenne au travers de la troïka [Nikolaos Salavrakos (Grèce)]. Enfin, au nom des Non-Inscrits, l'Autrichien Ewald Stadler a jeté un pavé dans la mare, estimant que si une telle fermeture avait eu lieu en Hongrie, elle aurait été descendue en flammes. Comme il s'agit en Grèce d'une décision soufflée par la troïka, la Commission n'est pas intervenue, a-t-il estimé. La troïka a été dénoncée par de nombreux députés pour les pressions exercées sur les autorités grecques pour assainir son secteur public et la Commission a été montrée du doigt pour son mutisme et son absence de réaction. À l'issue des débats, la position de la Commission n'a pas bougé d'un iota. « Ce débat montre à quel point la question est complexe et sensible. Je répète avec insistance: la Commission n'a pas demandé cette fermeture », a déclaré son vice-président Maros Sefkovic, chargé des affaires institutionnelles. Selon lui, les réformes exigées en Grèce commencent à porter leurs fruits. « Les conditions se mettent en place pour un retour à de meilleurs auspices (…) La situation est bien meilleure qu'il y a douze mois », a-t-il déclaré en conclusion. (IL)