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Assassination of the Diyarbakir Bar Association President: a blow to supporters of peace

Tahir Elci, president of the bar association in Diyarbakir (south-eastern Turkey), was murdered on Saturday by unidentified gunmen during a press conference. While accompanying his coffin on Sunday, more than 50,000 people paid their last respects to an esteemed man who always fought for justice, peace and freedom.

Marie-Christine Vergiat (GUE-NGL, France) said on this occasion: “I am appalled by this assassination. We met last November 2nd in connection with the observation of elections; his calmness, his moderation and commitment for promoting the rule of law commanded respect. We convey our deepest condolences to his family and friends.”

The death of the lawyer comes as the repression against Kurds and all progressive activists have reached an unprecedented intensity. Deadly attacks attributed to Daech but still unsolved, air attacks of the Turkish army, convictions in series of HDP elected representatives, attempted assassination of its president Selahattin Demirtas…

Tahir Elci himself had been indicted on October 20th for “advocating terrorism in the press” and faced up to seven and a half years imprisonment.

According to Martina Michels (GUE-NGL, Germany), “The news of the fatal shooting of the security forces is staggering. It should also shake up European governments currently negotiating with Turkey on refugee policy in a rather short sighted way. In view of the situation in Turkey, where freedom of press and human rights are no longer guaranteed, where the opposition is increasingly criminalized, such policy is incomprehensible and irresponsible.  “

Marie-Christine Vergiat concluded “Scandalous is the attitude of the police who have repressed those who wanted to protest against this murder. Tahir Erçi's wife has also been threatened with death by a policeman on Twitter. The authors and responsibles of this crime must be identified, tried and convicted”.

Assassinat du bâtonnier de Diyarbakir, coup porté aux partisans de la paix et de la démocratie en Turquie

Tahir Erçi, bâtonnier de l'ordre des avocats de la ville de Diyarbakir (sud-est de la Turquie), a été assassiné samedi par des hommes armés non identifiés au cours d’une conférence de presse. En accompagnant dimanche son cercueil, plus de 50.000 personnes ont rendu un dernier hommage à un homme très estimé qui s’est toujours battu pour la justice, la paix et la liberté.

Marie-Christine Vergiat (GUE-NGL, France) a d'ailleurs déclaré à cette occasion : “Je suis consternée par cet assassinat. Nous l'avions rencontré le 2 novembre dernier dans le cadre de l'observation des élections législatives ; son calme, sa modération et sa volonté de faire progresser l'État de droit forçaient le respect. Nos pensées vont à ses proches et sa famille”.

La mort de l'avocat intervient alors que la répression à l'encontre des Kurdes et de tous les progressistes atteint une intensité inédite depuis plusieurs années. Attentats meurtriers attribués à Daech mais non élucidés, attaques aériennes de l'armée turque,  condamnations en série d'élus du parti HDP, tentative d'assassinat du président de celui-ci, Selahattin Demirtas…

Tahir Elçi lui-même avait déjà été inculpé le 20 octobre pour “apologie du terrorisme par voie de presse” et risquait jusqu'à sept ans et demi d'emprisonnement.

Selon Martina Michels (GUE-NGL, Allemagne), “l'annonce de la fusillade mortelle est stupéfiante. Elle devrait ouvrir les yeux des gouvernements européens qui négocient avec la Turquie sur les questions migratoires de manière bien court-termiste. Compte tenu de la situation en Turquie, où la liberté de la presse et les droits de l'Homme ne sont plus garantis, où l'opposition est de plus en plus criminalisée, une telle politique est incompréhensible et irresponsable.”

Marie-Christine Vergiat a conclu : “Scandaleuse est l'attitude des forces de police qui ont réprimé ceux et celles qui ont voulu protester contre cet assassinat. L'épouse de Tahir Erçi a d'ailleurs été menacée de mort sur Twitter par un policier. Les auteurs et les commanditaires de ce crime doivent être identifiés, jugés et condamnés”.