Another Europe is possible

Maternity & paternity leave

21/10/2010

Time

(EU) EP/WOMEN: Longer maternity and paternity leave brings controversy

Brussels, 20/10/2010 (Agence Europe) - The time is coming when new mothers in the European Union will enjoy minimum maternity leave of 20 weeks on full salary and fathers will have two weeks' paternity leave. In Strasbourg on Wednesday 20 October, the European Parliament voted on legislative proposals seeking to review the European directives on the health and safety of expectant workers. The outcome of the vote was 390 for, 192 against, with 59 abstentions. The ball is now in the court of the Council of Ministers which must take a position in first reading on the Commission's proposal.

Following the Strasbourg vote Commission Vice-President with responsibility for Justice, Fundamental Rights and Citizenship Viviane Reding said: “Mothers' rights are a key priority for the European Commission. If we want to move towards gender equality in the work place, we must find the right balance between concrete rights for mothers and the current economic realities facing businesses in the EU”.

 

Those who are pleased. For rapporteur Edite Estrela (S&D, Portugal), the vote was nothing short of a great success. She said: “This is a great day for new parents and good news for our economic future in Europe. It has been a hard-fought battle and we must now negotiate with EU ministers to make these improvements a reality”. She argued that the costs would be minimal and, in Europe as a whole, would be fully covered if only 1.4 per cent more women were able to go to work. In the United Kingdom, she said, costs would be covered if just 0.04 per cent more women were able to carry on working as a result of these provisions. She said that paternity leave was “great progress which already exists in a large number of EU countries. It is good for children's physical and psychological development to have their fathers close to them too”.

 

The Greens/EFA are also pleased with the result which, they say, is of crucial importance to families in Europe. It is, they argue, a significant step towards gender equality. “Longer maternity leave and recognition at European level of compulsory paternity leave are essential for the health of mothers and babies. They are also key to achieving the target of 75% participation of women in the labour market contained in the EU 2020 strategy and to meeting the challenges of an ageing society.”

 

The GUE/NGL shared this view, welcoming the failure of the right-wing attempts in the EP to “damage the notion of maternity and paternity as fundamental social values”.

 

Those who are disappointed. In the EPP, French MEP Elisabeth Morin Chartier repeated her criticism of the Estrela report. “The position adopted today is populist and irresponsible. Who will pay for the additional financial costs? Companies won't be able to, and member states even less. This fine idea will, ultimately, work against women!”

 

On Monday, Elisabeth Lynne (ALDE, UK) told the plenary session that the amendments “go too far” and fail to take account of differences between member states. She added that there were maternity, paternity and parental leaves, each with different levels of remuneration. Some social security systems cover these expenses, sometimes it is left to companies and sometimes is a mixture of the two, she pointed out, arguing that care must be taken not to destroy what already exists. Marina Yannakoudakis (ECR, UK said: “This is a typical EU proposal: well-intentioned but completely out of step with reality. This directive would cost small businesses and our public services millions of pounds and lead to further indirect discrimination against women in the workplace”. Marije Cornelissen (Greens/EFA, Netherlands) said that Morin-Chartier was not alone in suggesting that this proposal could be disadvantageous to women. “Where,” she asked, “does this argument come from?” adding: “You want to perpetuate the traditional system where the father brings home the wages and the woman looks after the children!” In this, she was supported by a number of left-wing and extreme left-wing MEPs.

 

On Wednesday, the European Crafts and Small Businesses Union (UEAPME) said it was disappointed by the vote in Parliament, in view of the high level of costs such a measure would bring for SMEs and public finances. EuroCommerce said the vote was bad news for jobs, competiveness and small businesses. “We take the view that these changes will not strike a proper balance between the needs of women in regards to their private and family life and the professional requirements of business. Many different measures such as paternal and parental leave are already in place and available.” (G.B./transl.rt)

 

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(EU) PE/FEMMES: des congés de maternité et de paternité meilleurs, polémiques
 

Bruxelles, 20/10/2010 (Agence Europe) - Le moment se rapproche où, dans l'Union européenne, les jeunes mères pourront bénéficier d'un congé de maternité de minimum vingt semaines payé à 100% du salaire et les pères auront deux semaines de congé de paternité. Le Parlement européen s'est prononcé, ce mercredi 20 octobre à Strasbourg, sur la proposition législative visant à réviser les directives européennes concernant la santé et la sécurité des travailleuses enceintes. Résultat du vote: 390 voix pour, 192 contre et 59 abstentions. La balle est à présent dans le camp du Conseil qui doit statuer en première lecture sur la proposition de la Commission.

 

À l'issue du vote à Strasbourg, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission en charge de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, a déclaré: « Les droits des mères sont une priorité clé pour la Commission européenne. Si nous voulons avancer vers l'égalité des genres sur le lieu de travail, nous devons trouver un juste équilibre entre les droits concrets pour les mamans et les réalités économiques actuelles auxquelles doit faire face le monde des affaires dans l'UE ».

 

Les satisfaits. Il s'agit d'un franc succès pour le rapporteur Edite Estrela (S&D, portugaise), qui a qualifié ce jour de « grand jour pour les nouveaux parents et de bonne nouvelle pour notre avenir économique en Europe. La bataille a fait rage et il nous faudra à présent négocier avec les ministres de l'UE pour faire de ces améliorations une réalité ». Pour Mme Estrela, les coûts seront minimes et ils seront couverts, dans toute l'Europe, si seulement 1,4 % de femmes en plus sont capables d'aller travailler (et 0,04% au Royaume-Uni). Quant au droit au congé de paternité, Edite Estrela a affirmé que c'était « un progrès important qui existe déjà dans un grand nombre de pays européens. C'est très bien pour le développement physique et psychologique des enfants d'être aussi entourés de leur père ».

 

Du côté des Verts/ALE, on se félicite de ce vote « d'une importance cruciale pour les familles en Europe », et qui constitue « un pas important vers l'égalité des genres en Europe ». Ils ajoutent: « Un congé de maternité plus long et la reconnaissance à l'échelle européenne d'un congé de paternité obligatoire sont indispensables pour la santé des mères et des bébés. Ils le sont également pour atteindre le seuil de 75% de participation des femmes au marché du travail, prévu par la stratégie UE 2020, de même que pour faire face aux défis d'une société vieillissante ».

 

Même son de cloche du côté de la GUE/NGL qui s'est félicitée de l'échec de la tentative de l'aile droite du PE « de porter atteinte à la notion de maternité et de paternité comme valeurs sociales fondamentales ».

 

Les déçus. Au PPE, la députée française Elisabeth Morin-Chartier a réitéré ses critiques à l'encontre du rapport Estrela. « La position adoptée aujourd'hui est démagogique et irresponsable (…) Qui payera la charge financière supplémentaire ? Les entreprises ne le pourront pas, les États membres encore moins. Cette belle idée, au contraire, se retournera contre les femmes ! ».

 

Lundi, devant la plénière, Elisabeth Lynne (ADLE, britannique) a estimé que les amendements « vont trop loin car ils ne prennent pas en considération l'hétérogénéité dans les États membres ». Mme Lynne a ajouté: « Il y a des congés de maternité, de paternité et parental, rémunérés à des taux différents. Certains systèmes de sécurité couvrent ces dépenses, parfois ce sont les entreprises, parfois ce sont les deux. Il ne faut pas détruire ce qui existe déjà ! ». Marina Yannakoudakis (ECR, britannique) a affirmé: « Voici une proposition européenne typique: bien intentionnée mais complètement en dehors de la réalité. Cette directive coûtera des milliards de pounds à nos petites entreprises et à nos services publics et conduira à une discrimination indirecte vis-à-vis des femmes sur le marché du travail. » Marije Cornelissen (Verts/ALE, néerlandaise) a constaté que Mme Morin-Chartier n'était pas la seule à dire que cette proposition se retournerait contre les femmes. « D'où vient cet argument ? », a-t-elle demandé, ajoutant: « Vous voulez perpétuer un système traditionnel où le père rapporte le salaire et où la femme s'occupe des enfants ! ». Elle a été soutenue par de nombreux députés de gauche et d'extrême gauche.

Ce mercredi, l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (Ueapme) s'est dite déçue du vote du Parlement, vu le risque de coûts élevés qu'entraîne une telle mesure pour les PME et les finances publiques. Pour Eurocommerce, le vote de ce jour est une mauvaise nouvelle pour l'emploi, la compétitivité et les PME. « Nous sommes d'avis que les changements apportés n'entraîneront pas un meilleur équilibre entre les besoins des femmes du point de vue de leur vie privée et familiale et les besoins professionnels des entreprises (…) De nombreuses dispositions telles que le congé paternel et parental sont déjà en place et peuvent être appliquées ». (G.B.)

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