Another Europe is possible

Counterfeit medicines

01/09/2009

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(EU) EU/MEDICINES: Verheugen disappointed that member states are hindering progress on information to patients
 
Brussels, 02/09/2009 (Agence Europe) - Addressing the European Parliament environment and public health committee on Tuesday 1 September, Commission Vice-President Günter Verheugen welcomed the considerable progress made in drug monitoring and tackling counterfeit medicines, two of the three points in the pharmaceutical package that is currently being debated. While hoping that a solid outcome can be reached quickly on these two issues, he did not hide his frustration on the draft directive on patient information. On this still controversial topic, he said that he was “more than ever convinced” of the merits of the European Commission proposal, that must “serve the interests of the patients”. It was not logical that health professionals had access to information which patients were not allowed to see, Verheugen stated, noting once again that the European population was ageing and that the need for medicines would continue to rise.
“I know that consideration of the pharmaceutical package will not be completed this year” and that the Spanish Presidency would have to take over the reins, he said, urging MEPs “not to prioritise short-term interests”.
During the debate, French UMP MEP Françoise Grossetête once again raised the issue of the need to ensure the security of a medicines distribution chain that had become much more complex. Referring to the recent seizure of 13,000 counterfeit medicines in France, she argued for stricter monitoring, including on repackaging practices. German Social Democrat Dagmar Roth-Behrendt pointed out that there already was a ban on advertising prescription medicines and that this would not be jeopardised by the Commission proposal which related only to patient information. It was odd that only patients with internet and who spoke English should have access to information, he said, railing against the “scandalous” attitude of member states which ran counter to patients' interests. “Often more has been done for animals!” he exclaimed. Belgian Liberal MEP Frédérique Ries suggested that a website, certified by an independent body, might be set up to provide objective information.
New rapporteur on tackling counterfeiting Marisa Matias (GUE, Portugal) stated her willingness to improve the Commission proposal. She highlighted the need for a guarantee of traceability of medicines, for a clear definition of counterfeiting, for account to be taken of excipients, for arrangements on the sale of medicines via the internet and for reliable security. Patient information rapporteur Christofer Fjellner (EPP, Sweden) acknowledged the importance of quality criteria required for the information, but he, too, felt it unreasonable that patients be denied access to information. “I suspect that some (and he mentioned doctors) do not want patients to be in a stronger position,” he said. Less supportive of the proposal were German Christian Democrat Peter Liese and Belgian Christian Democrat Anne Delvaux, who called for genuinely objective information.
While indicating that he found the suggestion by Ries “very interesting”, Verheugen regretted that there had been no discussion under the Czech Presidency on patient information and that none was expected under Swedish Presidency. “A number of member states have serious reservations because they think that an informed patient leads to higher costs,” he said, dismissing this point of view as “absurd”. He regretted that health bureaucracy was almost impossible to combat.
 
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(EU) UE/MÉDICAMENT: Günter Verheugen regrette l'obstruction des États membres aux progrès en matière d'information des patients
 
Bruxelles, 02/09/2009 (Agence Europe) - Intervenant mardi 1er septembre devant la commission de l'environnement et de la santé publique, Günter Verheugen a salué les progrès importants réalisés en ce qui concerne la pharmacovigilance et la lutte contre les médicaments falsifiés, deux des trois sujets du paquet pharmaceutique en cours d'examen. Tout en espérant que l'on parviendra à déboucher rapidement sur un résultat concret pour ces deux dossiers, le vice-président de la Commission n'a pas caché sa frustration en ce qui concerne la proposition de directive relative à l'information des patients. Si le sujet suscite toujours l'émotion, il ne s'en est pas moins dit « aujourd'hui plus que jamais convaincu » du bien-fondé de la proposition de la Commission européenne qui doit « servir l'intérêt des patients ».
Il n'est pas logique que les professionnels de la santé aient accès à l'information et que, dans le même temps, les patients se voient interdire cet accès, a réaffirmé Günter Verheugen en rappelant que la population européenne vieillit et que sa consommation de médicaments va donc continuer à croître. « Je sais que l'examen de ce paquet pharmaceutique ne va plus se conclure cette année » et qu'il va falloir que la Présidence espagnole reprenne ce dossier, a-t-il dit en exhortant les députés à « ne pas donner la priorité à des intérêts à court terme ».
Lors du débat, l'élue française de l'UMP Françoise Grossetête est revenue sur la nécessité de garantir la sécurité d'une chaîne de distribution des médicaments devenue beaucoup trop complexe. Évoquant la saisie récente de 13 000 médicaments contrefaits en France, elle a plaidé pour un contrôle plus strict, y compris des pratiques de repackaging. La sociale-démocrate allemande Dagmar Roth-Behrendt a rappelé que l'interdiction de la publicité pour les médicaments délivrés sur ordonnance existe et qu'elle n'est pas remise en cause par la proposition de la Commission qui ne vise que l'information des patients. Il n'est pas normal que l'accès à l'information soit réservé aux patients qui disposent de l'Internet et parlent l'anglais, a-t-elle dit avant de juger « scandaleuse » l'attitude des États membres, car contraire à l'intérêt des patients. Et de s'exclamer: « On a souvent fait plus pour les animaux ! ». La libérale belge Frédérique Ries a suggéré la création d'un site Web certifié par un organisme indépendant, qui pourrait fournir aux internautes une information objective.
Le nouveau rapporteur sur la lutte contre la contrefaçon, Marisa Matias (GUE, portugaise), a affiché sa volonté d'améliorer la proposition de la Commission. Elle a insisté sur la nécessité de garantir la traçabilité des médicaments, d'adopter une définition claire de la contrefaçon, de prendre en compte les excipients, de prévoir des dispositions sur la vente par Internet et de prévoir des dispositifs de sécurité vraiment fiables. Le rapporteur sur l'information des patients, Christofer Fjellner (PPE, suédois) a reconnu l'importance des critères de qualité qui doivent être prévus pour l'information, mais il a aussi jugé inacceptable que l'on prive les patients d'un accès à l'information. « Je soupçonne que certains (il a cité les médecins) ne veulent pas que les patients soient plus forts », a-t-il dit. Moins favorables à cette proposition, le démocrate-chrétien allemand Peter Liese et la démocrate-chrétienne belge Anne Delvaux ont réclamé une information réellement objective.
Non sans avoir jugé « très intéressante » la proposition de Mme Ries, Günter Verheugen a déploré qu'il n'y ait eu aucune discussion sous présidence tchèque sur l'information des patients et qu'aucun progrès ne soit à attendre sous présidence suédoise. « Une série d'États membres ont une grosse réserve parce qu'ils pensent que le patient informé risque de coûter plus cher », a-t-il dit en estimant que cette argument est « absurde ». Et de regretter qu'il soit presque impossible de lutter contre la bureaucratie de la santé. (O.J.)

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