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Renault : De quelles lignes rouges parle-t-on?

23/01/2013

Communiqué de Jacky Hénin député européen PCF - 23/01/2013

 

Travailler plus pour gagner moins, voilà le résultat quand on est persuadé que tout peut passer par des négociations entre patronat et salariés et qu'on fait comme si chacun était à égalité dans ces négociations. Cela ne peut pas se faire à la loyale, car le rapport de force est inégal. 

L'Etat est actionnaire à 15% de Renault. Une entreprise dont le dirigeant gagne un salaire qui ressemble à la cagnotte de l'Euromillions et qui essaye aujourd'hui de profiter de la crise pour faire du chantage aux emplois pour casser les droits des salariés.

Ce chantage est intolérable et doit être dénoncé immédiatement, Carlos Ghosn est le premier à utiliser l'accord MEDEF-CFDT mais ce ne sera pas le dernier si le holà n'est pas mis dès maintenant.

De quelles lignes rouges parle-t-on ?

Pour le gouvernement les deux lignes à ne pas franchir sont la fermeture de site, et le licenciement des salariés. Cela veut-il dire que le gouvernement considère comme acceptable que des salariés voient leurs salaire gelés, voir même baissés?

 

Cela ne conduirait qu'à la baisse du pouvoir d'achat des travailleurs, et donc au renforcement de la crise automobile. Car c'est bien logiquement dans les pays les plus touchés par l'austérité comme en Grèce ou au Portugal que les ventes de voitures neuves baissent le plus (40% d'immatriculation de voitures neuves en moins!).

 

Il est facile de se faire prendre en photo avec un robot moulinex dans les bras, mais il faut aussi agir lorsque l'un des fleurons de l'industrie française est en péril. Relancer l'industrie sur le territoire c'est le choix stratégique et politique que peut et doit porter le gouvernement. Prenons l'exemple de Sandouville, les salariés au travers de la CGT avaient proposé un plan de développement viable pour l'Usine. Les salariés n'ont pas été entendus et font les frais de la mauvaise gestion du PDG Carlos Ghosn.

 

Hypocrite et diviseuse la direction de Renault fait croire qu'elle pourrait fermer deux sites si un accord n'est pas trouvé. La direction de l'entreprise parle également de délocaliser la production de véhicules haut de gamme de Sandouville vers Douai.

Mais elle n'arrivera pas à briser l'unité des travailleurs, qui ont parfaitement compris son hypocrisie.

 

Contact presse :

Juliette Ryan 06 78 00 94 73

juliette.ryan@europarl.europa.eu
 

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